Résumé du projet scientifique soutenu de l'Axe 3, ÉCONOMIE ET ENVIRONNEMENT :

Pots et amphores à salaisons et sauces de poissons d’époque romaine : analyse archéoichtyologique des contenus

Gaël PIQUÈS

 

Ce projet vise à contribuer à la connaissance des sauces et salaisons de poissons d’époque romaine à travers l’analyse archéozoologique de contenus de pots et d’amphores issus d’épaves et de dépotoirs portuaires. Il s’agit de déterminer, pour chacun des contenants, les poissons utilisés, leur taille et leur mode de préparation afin de caractériser les produits transportés (poissons entiers ou en morceaux, purée de poissons, sauces liquides). A cela s’ajoutera l’étude d’éventuels carpo-restes utilisés comme des condiments ou des aromates qui sont parfois associés à certains de ces produits. L’analyse portera sur le contenu d’une quarantaine d’amphores Dressel 7/11 de l’épave Bou-Ferrer (Villajoyosa, Espagne) et d’autres types de céramique issus des fouilles subaquatiques du Rhône (Arles-Rhône 3, France) et de Port-la-Nautique (Narbonne, France).

Résumé du projet scientifique soutenu de l'Axe 4, REPRÉSENTATIONS SYMBOLIQUES :

Le labyrinthe d’un notable thébain : La tombe de Padiaménopé à Thèbes (TT 33, 7e s. av. J.-C.)
Poursuite des travaux épigraphiques et lasergrammétrie

Isabelle RÉGEN

 

La tombe de Padiaménopé rassemble sur 2620 m2 de parois une véritable anthologie de la littérature funéraire égyptienne. Ces textes, largement inédits, sont disposés dans une architecture exceptionnelle comprenant 22 salles, 4 niveaux, 3 puits et un cénotaphe du dieu Osiris. Le projet présenté vise à poursuivre les travaux épigraphiques débutés en 2006 dans la gigantesque tombe de ce haut personnage de Thèbes (aujourd’hui Louqsor, Égypte) grâce à un complément de soutien sur une dépense spécifique de fonctionnement : un relevé lasergrammétrique HD de l’architecture et de l’épigraphie du monument via un scannage 3D mis en oeuvre par la société Modillon à Nancy.

Avancée du projet

Résumé du projet scientifique soutenu de l'Axe 4, REPRÉSENTATIONS SYMBOLIQUES :

Des armes et des têtes coupées

Réjane ROURE

 

La pratique gauloise des « têtes coupées », une pratique rituelle à caractère guerrier, est attestée par des sources littéraires, iconographiques et archéologiques. Les recherches programmées menées sur le site du Cailar (Gard) sous la direction de Réjane Roure ont permis de révéler un exceptionnel ensemble d’armes et de restes humains relatifs à cette pratique. Plusieurs milliers de fragments (objets métalliques, os humains, faune, céramiques, monnaies) accumulés tout au long du IIIe s. av. J.-C. au sein d’un vaste espace ouvert accolé au rempart de cet habitat, ont été étudiés entre 2003 et 2013. L’ensemble du Cailar permet de renouveler totalement notre connaissance de cette pratique rituelle en particulier grâce à l’étude des restes humains et des différentes traces qu’ils comportent, et grâce à l’étude des mobiliers métalliques et des manipulations destructives dont ils ont fait l’objet.

Résumé du projet scientifique soutenu de l'Axe 4, REPRÉSENTATIONS SYMBOLIQUES :

MAHES 2

Frédéric SERVAJEAN - Stéphanie PORCIER

 

Momie-ossements d’Ibis, époque tardive ou gréco-romaine (viiième s. av. J.-C. – ivème s. ap. J.-C.), Tuna el-Gebel. Musée des Confluences (Lyon, France), inv. 51000141, Département du Rhône, cliché Benoît Lapray.
 

Les nécropoles de l’ancienne Égypte ont livré des momies animales par millions, témoignant ainsi de la ferveur des Égyptiens à l’égard de ces animaux sacrés et révélant la place majeure que ces derniers occupaient au sein de la religion. Or, paradoxalement, les croyances et les pratiques liées à ce culte sont mal connues. Le projet MAHES se propose donc d’appréhender le culte des animaux sacrés à travers ses pratiques funéraires et rituelles et au-delà, d’alimenter la réflexion sur la perception de la mort en Égypte ancienne, par une approche interdisciplinaire – croisée de l’égyptologie et de l’archéozoologie –, mais aussi pluridisciplinaire puisque, outre les thématiques émanant des Sciences Humaines, ce projet fait également appel aux ressources issues des Sciences de la Vie, de la Physique et de la Chimie Organique et Analytique. Depuis le lancement du projet MAHES en mars 2013 (Premier Appel À Projets_Labex ARCHIMEDE), celui-ci n’a cessé de s’accroître. Alors circonscrit au niveau national à ses débuts, nous avons mené une véritable politique d’ouverture internationale et de développement en intégrant de nouveaux partenaires au projet initial : le Centre de Recherche et de Restauration des Musées de France (Paris), l’UMS Archéovision (Bordeaux), l’European Synchrotron Radiation Facility (Grenoble), l’American University in Cairo (Egypte) et l’Oriental Institute (University of Chicago, USA).

Radiographie d’une momie de gazelle, période gréco-romaine (ivème s. av. J.-C. – ivème s. ap. J.-C.), Tuna el-Gebel. Musée des Confluences (Lyon, France), inv. 90001623. ©Roger Lichtenberg/Stéphanie Porcier_Projet MAHES/Labex ARCHIMEDE.

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