Résumé du projet scientifique soutenu de l'Axe 3, ÉCONOMIE ET ENVIRONNEMENT :

Caractéristiques techniques des vernis noirs des céramiques attiques de Lattes

Cécile JUBIER-GALINIER

 

Si de nombreuses études ont porté sur la composition chimique et minérale des vernis et des pâtes des céramiques attiques, les protocoles de cuisson qui ont permis d’obtenir ces vernis de qualité exceptionnelle restent à préciser. À travers l’étude archéométrique d’un corpus de céramiques attiques provenant des fouilles de Lattes, notre objectif est de renouveler nos connaissances sur la fabrication des vases attiques et sur l’étape de la cuisson qui permet de révéler ce que nous appelons le vernis noir. Au-delà des procédés mis en évidence dans les années 60 grâce à l’expérimentation, il s’agit de revoir pas à pas dans un premier temps les différentes étapes de ce processus complexe faisant intervenir plusieurs phases de cuissons et l’application de différentes couches de lait d’argile. Ce projet s’inscrit dans le cadre d’une approche interdisciplinaire associant archéologues, physiciens et chimistes (du CEMES de Toulouse) et en collaboration avec les recherches menées en Californie par le musée P. Getty à Malibu et le synchrotron de Stanford.

 

Résumé du projet scientifique soutenu de l'Axe 2, POUVOIRS :

Documentation et (ré)édition de la décoration du sanctuaire du temple d’Hibis à Kharga

Sandra LIPPERT

 

L’étude des reliefs du sanctuaire du temple d’Hibis (oasis de Kharga), qui comportent plus de 800 figures de divinités, appartenant à une quarantaine de centres de culte de toute l’Égypte, est un des quatre projets de recherche pour lesquels j’ai été recrutée au CNRS en 2013. La publication la plus récente de cette décoration est celle publiée posthumément, en 1953, au nom de Norman de Garis Davies, constituée de planches au trait. Elle s’est avérée peu fiable du fait des trop nombreuses imprécisions qui la caractérise, résultat, sans doute, de divers remaniements que ses éditeurs ont fait subir aux dessins de Davies. Le présent projet, prévu sur trois ans, a pour but d’établir de façon définitive une documentation solide aux normes modernes, en dessins vectorisés sur des calques qui correspondront aux différents états de conservation, en utilisant aussi des dessins et des photos inédits.

Résumé du projet scientifique soutenu de l'Axe 3, ÉCONOMIE ET ENVIRONNEMENT :

Production artisanale, économie et environnement en Bétique romaine. L’exemple de la vallée du Genil (Ecija, Séville)

PAEBR II

Stéphane MAUNÉ

 

Fouilles de Las Delicias (Écija, Séville)

 

Commencé en 2013, le programme PAEBR concerne l’économie antique de la vallée du Genil (Andalousie) et s’attache à étudier et à analyser sur le temps long (4 siècles), l’évolution de l’oléiculture et de la production d’amphores Dr. 20. Les résultats obtenus en 2013 et 2014 (fouille et prospections) ont livré une masse très importante de données, bien plus abondantes que prévues, et nécessitent la mise en place d’études complémentaires (anthracologie, carpologie). Par ailleurs, la découverte inattendue d’une huilerie en bon état de conservation, dans l’emprise de l’atelier de Las Delicias, permet de totalement renouveler le paradigme imposé par les chercheurs ayant travaillé dans le bassin du Guadalquivir qui supposaient que centres de production d’huile et d’amphores étaient totalement distincts et indépendants. L’achèvement de l’exploration de cet ensemble (bassins de décantation et stockage de l’huile) apparaît comme une nécessité absolue et fournira des données d’un très grand intérêt scientifique, pour le IIIe s. ap. J.-C. L’objectif de cette demande, intitulée PAEBR II, est de réunir un financement complémentaire destiné aux études anthracologique et carpologique ainsi qu’à l’achèvement de la fouille.

 BILAN DES RECHERCHES 2013-2014

Résumé du projet scientifique soutenu de l'Axe 4, REPRÉSENTATIONS SYMBOLIQUES :

Étude et publication de la nécropole romaine de Lattes

Lionel PERNET

 

Entre 1968 et 1970, le Groupe archéologique Painlevé, sous la direction d’Henri Prades et sous le contrôle de la Direction régionale des Antiquités historiques (G. Barruol), met au jour 175 sépultures d’époque romaine, en limite de la ville intra-muros de Lattara. Jamais publiée intégralement, cette nécropole et son mobilier (un millier de pièces environ) font partie des
collections du musée de Lattes. Cette étude a donc pour objectif une publication monographique du mobilier archéologique et de la documentation de fouilles disponible sur les interventions du GAP dans la zone dite « Filiès » entre 1968 et 1970. L’objectif de la reprise de ces contextes est d’essayer de reconstituer les ensembles archéologiques afin d’apporter non seulement une contribution à l’étude typo-chronologique des mobiliers, mais aussi aux questions d’évolution des pratiques funéraires, un siècle après la conquête romaine. Cette nécropole inédite constitue un chaînon manquant dans le projet plus large d’étude de l’évolution des pratiques funéraires et sociétales entre 500 avant notre ère et le début du Haut-Empire, à situer entre les découvertes de la « Céreirède » et celle du grand mausolée de la « Cougourlude ».